Valentine & Leonardo (1 an et 2 mois)

Rencontrer la famille Caporale est sans doute le meilleur moyen pour avoir la banane. C’est dans leur magnifique Duplex des Pâquis où l’ascenseur arrive directement dans l’appartement (si, si) que j’ai eu la chance, il y a quelques jours, de passer une superbe fin d’après-midi. Leonardo est un petit garçon adorable et pleiiiin de vie qu’il faut réussir à suivre car il ne s’arrête jamais. Merci pour cette énergie qui booste et donne du baume au coeur.

Valentine, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 31 ans et suis valaisanne d’origine. A 20 ans, après le collège, j’ai pris une année sabbatique avant d’atterrir un peu par hasard à Genève. Une ville coup de cœur qui, les premiers temps, me paraissait immense mais venant de Sierre rien d’étonnant. Coup de cœur aussi parce que c’est ici que j’ai rencontré Conor, l’homme qui partage ma vie depuis 7 ans et avec qui j’ai eu mon fils.

Mon attirance pour l’univers de l’audiovisuel et du divertissement a commencé très jeune. Je me rappelle que ce que je préférais à la télévision c’était les pubs et qu’il ne fallait surtout pas les zapper au grand dam de mes parents. Après différentes expériences dans la comm, j’ai eu l’opportunité de faire quelques apparitions face caméra et là ce fut une révélation. J’avais trouvé ma place. J’ai commencé sur Léman bleu puis Yes FM et enfin One FM. J’ai de la chance car j’adore réellement mon métier.

Leonardo a maintenant bientôt 1 an 1/2, comment te sens-tu ?

Hyper bien même si je dois avouer que j’ai un peu la nostalgie du congé mat. Ce n’est pas évident de le laisser le matin surtout à cette période un peu magique où chaque jour est une découverte et un émerveillement. Sinon, physiquement ça va plutôt bien. Grâce au rythme que j’ai à la radio, je suis habituée à dormir peu.

Si tu devais définir la maternité en 1 mot ?

Renversante.

As-tu aimé être enceinte et aimerais-tu l’être à nouveau ?

Malgré les petits désagréments du début, j’ai adoré. C’est une expérience complètement dingue et unique. J’appréhendais de ne pas accepter la transformation de mon corps et puis le jour où j’ai senti Leonardo bouger pour la première fois ça a tout changé. C’était incroyable ! Idéalement, nous aimerions être une famille nombreuse. Il n’y a plus qu’à…  :)

Tu jongles entre la radio, les réseaux sociaux qui te prennent de plus en plus de temps et ton fils. Comment t’organises-tu ?

Priorité à ma famille. Comme je pars de la maison à 6h15 c’est Conor qui réveille Leo et s’en occupe jusqu’à l’arrivée de la nounou à 9h puis je prends le relai dès mon retour vers 14h. L’après-midi on la passe tous les deux. On joue, on se balade et le temps passe. On a l’avantage d’habiter aux Pâquis où le lac est à deux rues. Le soir on dîne tous les trois, on couche Leo à 19h30 et on peut ensuite profiter de 2h en amoureux avant de sombrer petit à petit. Généralement Conor s’endort vers 22 et c’est là que je commence à préparer mes posts.

Ton statut de bloggeuse a commencé au début de ta grossesse. Pensais-tu à ce moment-là qu’il allait prendre tant d’ampleur ?

Pas du tout. J’ai commencé à publier pour avoir des souvenirs, laisser une trace comme une sorte de carnet de grossesse. J’ai souvent trouvé des réponses et du réconfort à travers des posts d’Instamamans et c’est comme ça qu’à mon tour j’ai commencé moi aussi à répondre à certaines d’entre elles. Très vite, il y a eu un effet boule de neige avec une augmentation massive des Followers avant de stagner après la naissance de Leo.

Effrayant ou excitant ?

Les deux car sur les réseaux tu as aussi des gens bizarres il faut le dire mais je trouve Instagram plus soft et gérable que Facebook. Ça reste quand même bienveillant surtout quand on est dans l’univers de la maternité. Et puis au moins tu vois que ce que tu as envie de voir car tu suis les comptes de ton choix. Sur Facebook tu es exposé en permanence contre ton gré.

Souhaiterais-tu à terme quitter la radio pour te consacrer à ton blog ?

Sincèrement non, j’aime trop mon métier.

Quel conseil donnerais-tu aux mamans souhaitant se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat ?

« Trouvez un équilibre afin de préserver au maximum votre vie de famille ». Sinon de la rigueur, beaucoup de rigueur. Je me rends compte à quel point travailler est vital à mon bien-être. Partir le matin me permet de revenir à la maison sereine, épanouie et apprécier encore plus ma vie de famille.

Que fais-tu pour relâcher la pression ?

Sortir m’aérer au bord du lac avec Leo ou, selon l’heure, boire un bon verre de vin. :) 

Dans ton rôle de mère t’arrive-t-il de culpabiliser ou te sentir dépassée ?

Tout le temps ! Quand j’ai arrêté d’allaiter, quand je suis retournée au travail, quand je n’ai pas su réagir face à Leo en train de s’étouffer il y a quelques semaines en vacances à cause d’un morceau de pastèque ! Petit aparté, je recommande à tous les parents de suivre un cours de premiers secours spécial enfants. Cet épisode a été vraiment traumatisant c’est pourquoi je vous encourage vraiment à être préparé.

 

« Faites-vous confiance, écoutez-vous ou du moins n’écoutez pas trop les autres ».

 

Que fais-tu justement pour ne pas trop te torturer ?

Généralement, ça passe tout seul et ce, grâce à Leo. Il me fait un câlin, un sourire et c’est fini. Etre mère est un apprentissage quotidien. Il faut essayer de ne pas être trop dure avec soi.

Aurais-tu un conseil à toutes les futures mamans ?

« Faites-vous confiance, écoutez-vous ou du moins n’écoutez pas trop les autres ». Finalement, nous sommes les meilleures mères pour nos enfants.

Quels ont été tes produits beauté incontournables de grossesse ?

L’huile et la crème fondante Daylily Paris pour éviter les vergetures et après l’accouchement les coupelles en argent Silverette qui ont préservé ma poitrine durant tout l’allaitement.

Et ceux de puériculture que tu affectionnes le plus ?

La couverture d’emmaillotage Redcastel. Elle nous a sauvé et permis à Leo qui bougeait beaucoup de trouver le sommeil sereinement se sentant comme dans un cocon. Sinon, la piscine à boules trop géniale et stylée Misioo où il est tout le temps. Elle m’a été offerte gentiment par P’tit Loups & Cie mais vous pouvez aussi la trouver en Suisse chez Au fil des mois. Ah oui et aussi les colliers de portage de la marque Minty Wendy. Vous les portez comme un bijou permettant d’occuper votre enfant quand il est dans vos bras. C’est devenu le cadeau de naissance idéal que j’offre à toutes mes amies.

Si tu devais définir la vie de couple post baby ?

Nettement plus calme il faut avouer. On est fatigué et on a moins de temps tous les deux. En revanche, on parle et on se questionne beaucoup sur l’éducation et les valeurs que nous souhaiterions inculquer à Leo. Des discussions passionnantes et impliquées. C’est ça aussi être parents. :)

Et la vie sociale ?

Moins de sorties évidemment mais nous n’avons pas mal voyagé depuis la naissance de Leo. A 3 mois, nous sommes partis plusieurs semaines aux Etats-Unis pour voir la famille de Conor qui vit en Californie.

Les weekends en famille ressemblent à quoi ?

On privilégie un maximum les moments tous les trois. On inverse les rôles par rapport à la semaine et je peux enfin profiter de la tête encore toute endormie de Leo au réveil. On essaie aussi d’aller régulièrement en Valais voir la famille.

Un endroit Kids Friendly à Genève pour boire un café ou déjeuner ?

Le Cottage café où ils sont adorables avec les enfants. Travaillant et vivant à côté c’est devenu ma cantine depuis plusieurs années. L’été, il y a aussi la terrasse Poolgarden de l’hôtel Président Wilson au bord de la piscine qui est très agréable.

Un hôtel Kids Friendly à l’étranger à conseiller ?

Sans hésiter le Mangiacane en Toscane à 12km de Florence. Je suis peut-être un peu biaisée parce que c’est là que nous nous sommes mariés en 2013 mais l’endroit est splendide et calme.

Quels sont tes projets pour cette rentrée 2017 ?

Je lance ma chaîne Youtube dédiée à la maternité fin septembre. Vous en saurez bientôt plus.

Valentine, quelle est ta madeleine de Proust ?

La mélasse mélangée avec du beurre sur du pain.

 

SES INCONTOURNABLES

interview, storyElsa Gonzalez