Julien (34 ans), Gioya (7 ans), Emjy (5 ans)

Bienvenue dans la maison du bonheur. Ici, une seule règle intangible: avoir le smile. Une joie de vivre contagieuse qui se ressent dans les photos et les réponses de Julien, un papa poule et fier comme un coq de ces deux chérubins.

Julien, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis né et j’ai grandi à Genève. Ma maman vient de Sicile et mon papa de Madrid. Je suis parti très tôt de chez mes parents. De nature créative, j’ai fait 3 ans de graphisme aux Arts-Appliqués avant de passer un CFC de dessinateur paysagiste. Un parcours peu conventionnel pour quelqu’un qui, depuis petit, ne rêve que d’une chose, devenir architecte. Après mon diplôme, mon prof m’a proposé de rejoindre son bureau en Valais. J’ai intégré une étude d’architecture urbanisme et paysage et eu la chance de travailler sur des projets de haut standing notamment des chalets en station. Après deux ans, je suis rentré à Genève passer un énième diplôme cette fois de concepteur. J’ai intégré un grand bureau d’architecture industriel où je suis devenu responsable de chantier. Après toutes ces années à travailler pour les autres l’envie de me lancer et avoir ma propre identité se faisait de plus en plus forte. Cela fait maintenant 5 ans que je suis indépendant et ce n’est que du bonheur !

Papa solo depuis 5 ans avec 2 enfants, comment gères-tu ?
Au début, ce n’était pas facile. Après le divorce, j’ai eu une longue période de remise en question. Je me suis isolé de tout (à l’exception des enfants bien sûr). Cette pause a été bénéfique et elle m’a permis de comprendre qui j’étais et qu’est-ce que je voulais. Il m’aura fallu environ 1 an pour trouver cet équilibre.

Quel système de garde as-tu mis en place avec leur maman ?
On a une garde alternée 50/50 après cela peut varier, mais on est à la cool et très arrangeants.

Être indépendant t’offre donc une plus grande disponibilité et flexibilité pour eux ?
Oh que oui ! Au début, je n’étais pas encore à mon compte. J’étais salarié, je travaillais comme un fou, je n’avais pas de vie. Je passais environ 10% de mon temps avec eux alors que maintenant c’est plutôt 90% (rires). C’est mon plus grand luxe.

Comment avez-vous expliqué la séparation aux enfants ?
De manière simple et transparente en essayant d’être les plus adultes possible. Ils étaient petits mais on leur a expliqué que papa et maman allaient prendre des directions différentes mais que nous serons toujours une famille unie et aimante. Le fait que nous ne nous soyons pas déchirés avec la maman, ni quittés avec colère et rancœur ça a permis une transition plus douce. Les histoires avant de dormir ont beaucoup aidé les enfants à extérioriser leurs sentiments.

Est-ce qu’ils en parlent encore ?
Très peu. Je pense que nous avons réussi à recréer un cocon familial sain et joyeux. Parfois, Emjy est demandeur d’un câlin lorsque l’on se retrouve tous ensemble. Comme il n’y aucune ambiguïté cela ne pose pas de problème. De temps en temps, on fait des activités tous les quatre ou l’un passe boire le café chez l’autre pour faire un coucou et en profiter pour parler de l’école et du planning. Nous avons gardé une relation saine et surtout bienveillante.

Sont-ils différents quand ils sont avec leur maman ou avec toi ?
Avec moi ils sont plus ordonnés, plus cadrés, plus calmes. C’est le côté architecte alors qu’avec leur maman c’est beaucoup plus baba cool (rires). Ils ont plus de peine à l’écouter.

Es-tu plutôt un papa cool ou strict ?
Très cool mais strict quand c’est nécessaire car il leur faut un cadre. Si je dis non c’est non mais c’est important qu’ils comprennent pourquoi. Sinon, je mise tout sur le sourire, la positive attitude qui sont de réels moteurs. Mes enfants sont heureux, je suis heureux. Se réveiller avec le smile chaque jour est une règle intangible de la maison.

 

« Quand il y a le soleil ça nous éblouiiiiiiiii. Quand il y a le soleil ça nous fait souriiiiiiiiire ! »

 

Control freak ou permissif ?
Plutôt bienveillant. Ok je suis complètement gaga de mes enfants mais il est primordial qu’ils fassent leurs expériences.

C’est quoi être un bon papa ?
Leur montrer qu’avec peu on peut être bien. Le plus important est d’être bien dans sa tête et dans ses baskets. S’ils comprennent ça je sais que tout ira bien pour eux. J’insiste sur la transparence et l’honnêteté qui sont, à mes yeux, des valeurs primordiales. A part ça, les aimer très fort bien sûr mais cela va de soi.

Est-ce que la paternité t’a transformé ?
J’ai toujours voulu être père. Dans un monde idéal des jumelles avant mes 27 ans. Premier objectif atteint par contre le deuxième… (rires). En fait comme dit mon entourage, je suis une vraie maman avec un P.

Si tu pouvais ré-écrire ton histoire ou modifier certains chapitres, le ferais-tu ?
Ré-écrire mon histoire non car aujourd’hui je suis fier de mon parcours et j’ai hâte d’écrire de nouvelles pages. Le seul chapitre à modifier serait celui de la naissance d’Emjy où je travaillais « trop ». Je déteste le dire mais ça passe vraiment très vite. Aujourd’hui je vis pour créer des souvenirs.

Que profites-tu de faire quand c’est ta semaine sans eux ?
C’est là que je travaille à fond. Autrement le weekend je pars me balader en montagne ou ailleurs en mode découverte et « slowlylife ». J’aime l’aventure, les voyages et le mode.

Fais-tu attention à ce que tes enfants mangent ?
Oui à fond surtout par rapport à la nature du produit. Il faut qu’il soit local et de saison. C’est simple, des fraises en hiver il n’y en a pas chez nous donc on n’en mange pas. J’essaie de les sensibiliser au maximum. Je leur fais goûter à tout en gardant la notion de plaisir.

Quel est leur plat préféré ?
Pour Emjy, des frites de patate douce ou une pizza maison et Gioya, les spaghettis carbonara et la tarte aux pommes de sa nonna.

Un dimanche parfait en famille ?
Un énorme petit-déjeuner maison au réveil. On prend le temps, c’est sacré. Après on choisit des activités en fonction de la météo et envies du moment.

Ta couleur de prédilection ?
Je suis très blanc et noir rehaussé d’une couleur qui claque (rires). Sinon la palette sixties : moutarde, kaki, bleu canard...

Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?
La rénovation de deux appartements de luxe et la promotion de plusieurs villas dans le canton de Vaud.

Ton matériau préféré ?
Le bois.

Vos prochaines vacances ?
Aucune idée pour l’instant. Ils rêvent de retourner en Croatie, on verra.

Quelles valeurs fondamentales souhaites-tu leur inculquer ?
Le respect, l’honnêteté et la transparence, savoir apprécier ce que l’on a et être heureux.

 

« Smile life – Always with a smile. »

 

Un conseil à donner à des futurs ou jeunes papas ?

Aux futurs papas :
D’interagir le plus tôt possible avec son enfant et de prendre ses responsabilités !

Aux jeunes papas :
De profiter des premiers moments si précieux et de s’impliquer !

Julien, qu’est-ce qu’on te souhaiter de meilleur aujourd’hui pour demain ?
Garder le smile quoi qu’il arrive avec, si possible, la même énergie. C’est pourquoi la santé reste la priorité.

interview, storyElsa Gonzalez